«Encore un qui se prend pour un génie de la littérature. Tchouss.» Alcôve House Revue
vendredi 18 juillet 2014
jeudi 17 juillet 2014
Lorette avec un O (deuxième partie)
elle oublie tout
ses lunettes sa casquette sa canette sa feuille violette
elle fait tomber ses clefs pour la centième fois
Lorette va pas bien
trop de lisettes dans ses cheveux
trop de séries policières dans ses yeux
Lorette s'habille comme si elle ne voulait pas se rencontrer
chandail de zombie goitreux chaussures en vomi de mamie
elle croit que le climat lui en veut personnellement
que le soleil s'en va dès qu'elle arrive
alors que c'est dans sa tête qu'il ne fait pas beau
alors je lui dessine un petit truc
alors je lui laisse un petit mot
et si on faisait du vélo avec nos antagonismes,hein?
mais bon comme je commence à la connaître un peu
je me suis de suite attaqué au nettoyage de la salle de bain
sur l'atlas routier de ses sentiments pour moi
Lorette me situe du côté de Montendre
Lorette est innocente comme la gnôle qui vient de naître
Lorette n'y va pas de mer morte
pour qu'elle m'écoute vraiment en ce moment faudrait que je passe à la télé
Lorette me demande si les haricots verts je les veux en salade ou dans la gueule
et en même temps elle me bade comme les Dogons badent les ballons
Lorette je crois que j'aimerais toujours te regarder écaler des œufs durs
sur une aire d'autoroute avec la précision d'un neurochirurgien
Lorette je crois que j'aimerais toujours marcher avec toi
dans une ville inconnue et même si c'est dans une ville que je connais
et même si c'est pas dans une ville d'ailleurs
et même si
et même si
ses lunettes sa casquette sa canette sa feuille violette
elle fait tomber ses clefs pour la centième fois
Lorette va pas bien
trop de lisettes dans ses cheveux
trop de séries policières dans ses yeux
Lorette s'habille comme si elle ne voulait pas se rencontrer
chandail de zombie goitreux chaussures en vomi de mamie
elle croit que le climat lui en veut personnellement
que le soleil s'en va dès qu'elle arrive
alors que c'est dans sa tête qu'il ne fait pas beau
alors je lui dessine un petit truc
alors je lui laisse un petit mot
et si on faisait du vélo avec nos antagonismes,hein?
mais bon comme je commence à la connaître un peu
je me suis de suite attaqué au nettoyage de la salle de bain
sur l'atlas routier de ses sentiments pour moi
Lorette me situe du côté de Montendre
Lorette est innocente comme la gnôle qui vient de naître
Lorette n'y va pas de mer morte
pour qu'elle m'écoute vraiment en ce moment faudrait que je passe à la télé
Lorette me demande si les haricots verts je les veux en salade ou dans la gueule
et en même temps elle me bade comme les Dogons badent les ballons
Lorette je crois que j'aimerais toujours te regarder écaler des œufs durs
sur une aire d'autoroute avec la précision d'un neurochirurgien
Lorette je crois que j'aimerais toujours marcher avec toi
dans une ville inconnue et même si c'est dans une ville que je connais
et même si c'est pas dans une ville d'ailleurs
et même si
et même si
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dimanche 13 juillet 2014
maillages et contre-projets
...principe universel...schéma directeur...chaleur résiduelle en quantité...pour l'heure dans les parages...quelque chose continue de se délabrer...tristement...somptueusement...c'est tellement calme ici...nature spectaculaire...culture particulière...les oiseaux règnent sur les grands immeubles de l'ancienne cité...le sol abrite bon nombre de galeries...comme des veines de bois à l'abandon...ténèbres chaudes...murs profonds...les saisonniers majoritairement venus d'Asie sont plus ou moins livrés à eux-mêmes...ils ont mutualisé leurs moyens...cigarettes occidentales...courrier...ravitaillement...bas nylon...bars plutôt bien achalandés...il n'y a pas de vent et il fait plutôt bon...le sommet de la montagne est visible...dans la partie la plus septentrionale...des cordes vibrent...c'est déjà ça...t'as vu...des maillages voient le jour...des maillages et des contre-projets qui viennent mystifier...de temps en temps...la pression néfaste du collectif...et Mike a le sourire plein de charbon...ouais...je crois que c'est lié...
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vendredi 11 juillet 2014
le jeudi souvent je dévie (5)
le jeudi souvent je dévie
délassé depuis que banni
béni depuis que déclassé
je demande asile aux allées
à la poussière du massalé
et à la peau des entrepôts
où je prends ma pause
où je prends le large
ma dose d'exil
ma dose de marge
de quoi m'affaler
de quoi me rôtir
dans le doux diesel des alizés
dans le feu nu des endorphines
les grillons font de la radio
j'attrape des trains avec les yeux
des ciels de traîne
des culs de chiennes
des terres de Sienne
des rires de hyènes
Dr Wax est encore mon ami
mais il n'est que huit heures et demie
le jeudi souvent je dévie
délassé depuis que banni
béni depuis que déclassé
je demande asile aux allées
à la poussière du massalé
et à la peau des entrepôts
où je prends ma pause
où je prends le large
ma dose d'exil
ma dose de marge
de quoi m'affaler
de quoi me rôtir
dans le doux diesel des alizés
dans le feu nu des endorphines
les grillons font de la radio
j'attrape des trains avec les yeux
des ciels de traîne
des culs de chiennes
des terres de Sienne
des rires de hyènes
Dr Wax est encore mon ami
mais il n'est que huit heures et demie
le jeudi souvent je dévie
jeudi 10 juillet 2014
mardi 8 juillet 2014
infrastructures
...tout commence par un pont de chemin de fer...et une recette de béton qui pardonne tout...effritements & fissures...au niveau du bassin sud...début de la zone dans un carré...dynamique portuaire...mais aussi...région vivante...et nourricière...Jan a l'habitude de venir ici...soit pour pallier...soit pour remédier...et non c'est pas pareil...il cale sa bagnole au soleil...et se sirote une binouze...habitacle à l'abri du vent un peu pute...à l'abri des touristes richissimes...et des grands groupes financiers...qui jouissent et se fournissent dans des hôtels...qui ressemblent à des cliniques...et des usines...qui ressemblent à des prisons...les inconnues restent nombreuses cependant...qui lui tiennent compagnie...quand elles flottent en équilibre...au dessus des infrastructures...et des clôtures du royaume...et de toutes les belles choses auxquelles s'agripper...
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samedi 5 juillet 2014
mes yeux bleus quand ils ne sont pas rouges
c'est moi
au vu des dernières 48 heures de ma vie de branleur
c'est moi
c'est moi juste avant que mes yeux ne partent comme des catadioptres dans la nuit
c'est moi
c'est moi malgré la fragilité de mes érections
c'est moi quand la belle Fanny me demande c'est quoi ça ?
c'est moi qui dit hein?
c'est moi qui dit quoi ?
c'est moi qui dit euh ?
c'est moi qui dit ah ça c'est rien c'est du sperme !
c'est vrai que tout le monde n'aime pas le sperme
mais à y être si j'ai bien compris le truc autant aimer ça
et c'est d'ailleurs valable pour plein de choses
comme le travail en général
le chômage en particulier
et les abus d'alcool chez la belle Fanny
le dimanche soir devant la télé
au vu des dernières 48 heures de ma vie de branleur
c'est moi
c'est moi juste avant que mes yeux ne partent comme des catadioptres dans la nuit
c'est moi
c'est moi malgré la fragilité de mes érections
c'est moi quand la belle Fanny me demande c'est quoi ça ?
c'est moi qui dit hein?
c'est moi qui dit quoi ?
c'est moi qui dit euh ?
c'est moi qui dit ah ça c'est rien c'est du sperme !
c'est vrai que tout le monde n'aime pas le sperme
mais à y être si j'ai bien compris le truc autant aimer ça
et c'est d'ailleurs valable pour plein de choses
comme le travail en général
le chômage en particulier
et les abus d'alcool chez la belle Fanny
le dimanche soir devant la télé
mardi 1 juillet 2014
moi je pense aux aimants qu'il y a sous la terre
...c'est une vieille expression...qui date de l'occupation...et qui signifie que tout va bien...qu'il faut se servir du cadre...oui...pour ne plus en avoir besoin...ou pour mieux l'exploser...après des heures dans les tunnels...je remonte à la surface par un puits à échelons...à la surface justement...toute une ville de manèges...sous un grand ciel artificiel...des gens en goguette circulent sans émotions...dans le décor romantique...certains ont des code-barres dans le regard...d'autres la peau étiquetée...animaux téléguidés...enfants alloués...au signal...tout le monde se sépare...et regagne sa cellule informatisée...bref...au coin de la rue...à l'ombre des platanes...y a le fameux bus qui part pour les steppes...le vieux bus censé traverser 350 kilomètres de dépression très fertile...un autre monde...soi-disant désert...un lieu saint ou selon...un lieu de perdition...qui remédiera peut-être...à ce truc qui ne veut pas que je vive...et qui revient...régulièrement...je discute sous les arcades...avec Miroslaw...un travailleur itinérant gaulé comme un haltérophile...un tricératops dans chaque triceps...mais qui a bien galéré là-haut...dans le nord du pays...et qui a laissé femme et enfants...et qui est venu tenter sa chance...ici...pour que les choses s'améliorent...et qui me propose une bière...elle est pas chère...mais elle est très bonne...tu vas voir...par contre...garde ta canette dans le sac en papier...il me dit...les flics plaisantent pas avec ça...par ici...on trinque à la grandeur...qui ne déprécie pas autrui...rires tonitruants...enfin surtout lui...moi je sais pas trop faire...moi je pense aux aimants qu'il y a sous la terre...aux belles balades qui vont avec...
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prière dans la rage et la bonne humeur
et puis Seigneur
je ne sais toujours pas que je vais mourir
d'où ces parfums d'éternité
ni merci ni merde
tout peut danser et tout danse
les nuits d'amour banales
la misère de ce travail à la con
le grand ordinaire
les genoux les os les nerfs
parfois c'est même un peu d'âme rendue
car j'ai des plans d'évasion plein la bouche
et ce sont des mots d'amour enfermés
des plans murmurés à la comète
et puis Seigneur
je ne sais toujours pas que je vais mourir
d'où ces parfums d'éternité
je ne sais toujours pas que je vais mourir
d'où ces parfums d'éternité
ni merci ni merde
tout peut danser et tout danse
les nuits d'amour banales
la misère de ce travail à la con
le grand ordinaire
les genoux les os les nerfs
parfois c'est même un peu d'âme rendue
car j'ai des plans d'évasion plein la bouche
et ce sont des mots d'amour enfermés
des plans murmurés à la comète
et puis Seigneur
je ne sais toujours pas que je vais mourir
d'où ces parfums d'éternité
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