c'est une épreuve initiatique
mais c'est aussi une farce
un drôle d'événement quoi
à un moment donné
tout le monde se retrouve en sous-vêtements
jeunettes en chaleur & vieilles salopes
à un moment donné
tout le monde dit la même chose
celui qui a vu des loups
celui qui a volé ses patients
celui qui a blessé un handicapé
celui qui a poussé mamie dans les orties
ils se font des films
ils sont émus
ils se touchent le kiki
ils cherchent un coupable
et continuent d’obéir
à la banque
à la poste
à la station-service
Allah est grand
à l'heure de l'apéro
«Encore un qui se prend pour un génie de la littérature. Tchouss.» Alcôve House Revue
mardi 10 juin 2014
qui ça déjà ?
Alice les trouve beaux les acteurs hollywoodiens
car malgré leur beauté on peut quand même leur faire confiance
Alice est psychopathologue c'est pas une maladie
c'est une profession
Alice s'acharne à me prouver que l'amour inexprimé n'existe pas
que si elle me quitte c'est bien pour ça
et que même c'est bien fait pour ma gueule
Alice voudrait que je souffre autant qu'elle
mais elle ne m'aime pas assez pour ça
d'ailleurs à son regard de biche carnivore
je vois bien qu'elle ne me voit plus
peut-être passque je ne suis ni beau ni honnête mais c'est pas sûr
si seulement elle ne pouvait plus confondre
castratrice et casse-couilles
ben elle pourrait rendre encore plus magistraux
ses cours magistraux
et dehors il pleut des cordes en plein soleil
et dehors il pleut des cordes en plein soleil
car malgré leur beauté on peut quand même leur faire confiance
Alice est psychopathologue c'est pas une maladie
c'est une profession
Alice s'acharne à me prouver que l'amour inexprimé n'existe pas
que si elle me quitte c'est bien pour ça
et que même c'est bien fait pour ma gueule
Alice voudrait que je souffre autant qu'elle
mais elle ne m'aime pas assez pour ça
d'ailleurs à son regard de biche carnivore
je vois bien qu'elle ne me voit plus
peut-être passque je ne suis ni beau ni honnête mais c'est pas sûr
si seulement elle ne pouvait plus confondre
castratrice et casse-couilles
ben elle pourrait rendre encore plus magistraux
ses cours magistraux
et dehors il pleut des cordes en plein soleil
et dehors il pleut des cordes en plein soleil
dimanche 8 juin 2014
samedi 7 juin 2014
une silhouette de feu
grand genre et petits moyens
genre
fitness & PMU
une silhouette de feu
un pauvre truc fluo
dans les cheveux
un petit haut rose
un pantalon moulant
bien trop moulant
au bon endroit
l'endroit qui brûle
et les fameuses chaussures montantes
les chaussures à la mode
les chaussures à talon
les chaussures qui ont fait le tour du monde
et qui coûtent le prix d'un œil
et qui sont grises de crasse
et qui lui vont pas du tout
passqu'elle est toute petite
attraction
répulsion
tout l'agace
en permanence
tout l'agace
la pluie
le vent
les gens du voyage
les gens sur la route
qui vont à la messe
ou qui font leurs courses
les autocollants "bébé à bord"
les petits vieux qui marchent trop lentement
c'est une petite ville
et tout se sait
et tout finit par se savoir
les trois grammes de cocaïne par semaine
et les dettes qui vont avec
et son cul qu'elle vend
dans des bagnoles
dans la gueule du loup
à plat ventre
à genoux
au plus offrant
qui est souvent
le premier venu
et son mari qui enchaîne les heures sup'
pendant ce temps
sur les chantiers
les jours fériés
chez les bourgeois
et sa mère qui garde les enfants à la maison
les enfants qui ont d’ailleurs
de gros problèmes de développement
et les dealers qui traînent autour
et les dealers qui la relancent
toujours
tout le temps
une silhouette de feu ouais
et un visage de radasse
genre
fitness & PMU
une silhouette de feu
un pauvre truc fluo
dans les cheveux
un petit haut rose
un pantalon moulant
bien trop moulant
au bon endroit
l'endroit qui brûle
et les fameuses chaussures montantes
les chaussures à la mode
les chaussures à talon
les chaussures qui ont fait le tour du monde
et qui coûtent le prix d'un œil
et qui sont grises de crasse
et qui lui vont pas du tout
passqu'elle est toute petite
attraction
répulsion
tout l'agace
en permanence
tout l'agace
la pluie
le vent
les gens du voyage
les gens sur la route
qui vont à la messe
ou qui font leurs courses
les autocollants "bébé à bord"
les petits vieux qui marchent trop lentement
c'est une petite ville
et tout se sait
et tout finit par se savoir
les trois grammes de cocaïne par semaine
et les dettes qui vont avec
et son cul qu'elle vend
dans des bagnoles
dans la gueule du loup
à plat ventre
à genoux
au plus offrant
qui est souvent
le premier venu
et son mari qui enchaîne les heures sup'
pendant ce temps
sur les chantiers
les jours fériés
chez les bourgeois
et sa mère qui garde les enfants à la maison
les enfants qui ont d’ailleurs
de gros problèmes de développement
et les dealers qui traînent autour
et les dealers qui la relancent
toujours
tout le temps
une silhouette de feu ouais
et un visage de radasse
jeudi 5 juin 2014
le jeudi souvent je dévie (3)
le jeudi souvent je dévie
en ville tout est en train
de se faire et de se défaire
de se cuire et de se flétrir
de se construire de se périr
les chantiers les affaires
les plans cul les délits
les desserts les crédits
les délires et les fruits
et la crème et le crime
je renoue je reprends goût
je me régale du regain du ragoût
je fais mon trou dans le coin
dans le gros grain
dans le redoux
entre chair et chien
entre sauce et loup
je prie à la criée
pour des levées d'écrous
pour des grappins
pour des plans B
des itinéraires bis
et des passages secrets
je me fais des films à l'arrachée
dans le larsen le long des parois
des cruciformes au bout des doigts
des ailes aux ongles et des leviers
comme qui dirait des arrache-clous
comme qui dirait des pieds-de-biche
y a des taulards y a des tarlouzes
y a des bisons y a des zombis
et des faubourgs funèbres
et des tunnels sous la frontière
un joueur de blues post-apocalyptique
un brasero dans la brume
une femme à bite hyperactive et lunatique
un zoo au clair de lune
l'orgueil et l'ennui ne m'ont pas trop moisi
mais il n'est que huit heures et demie
le jeudi souvent je dévie
en ville tout est en train
de se faire et de se défaire
de se cuire et de se flétrir
de se construire de se périr
les chantiers les affaires
les plans cul les délits
les desserts les crédits
les délires et les fruits
et la crème et le crime
je renoue je reprends goût
je me régale du regain du ragoût
je fais mon trou dans le coin
dans le gros grain
dans le redoux
entre chair et chien
entre sauce et loup
je prie à la criée
pour des levées d'écrous
pour des grappins
pour des plans B
des itinéraires bis
et des passages secrets
je me fais des films à l'arrachée
dans le larsen le long des parois
des cruciformes au bout des doigts
des ailes aux ongles et des leviers
comme qui dirait des arrache-clous
comme qui dirait des pieds-de-biche
y a des taulards y a des tarlouzes
y a des bisons y a des zombis
et des faubourgs funèbres
et des tunnels sous la frontière
un joueur de blues post-apocalyptique
un brasero dans la brume
une femme à bite hyperactive et lunatique
un zoo au clair de lune
l'orgueil et l'ennui ne m'ont pas trop moisi
mais il n'est que huit heures et demie
le jeudi souvent je dévie
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tunnels,
zombies
dimanche 1 juin 2014
mots clefs n° 30
zigzag & mauvaise pente
un peu de bon sens merde
il est où Rodolphe
il cherche une femme
il cherche un appartement
il cherche une salope sur Mulhouse
un peu comme sa belle-sœur
qui est plus ou moins alcoolique
qui est plus ou moins nymphomane
et que tout le monde croit mytho
et que personne ne sait victime
et qui insulte les gens maintenant
en bagnole
au boulot
à tout bout de champ
sous la lune là
qui fait tanguer la gueule de bois
des soldats et des animaux
des vampires japonais
...besoin irrépressible
...déplacement sans utilité
c'est le bon moment ouais
pour passer à autre chose
un peu de bon sens merde
il est où Rodolphe
il cherche une femme
il cherche un appartement
il cherche une salope sur Mulhouse
un peu comme sa belle-sœur
qui est plus ou moins alcoolique
qui est plus ou moins nymphomane
et que tout le monde croit mytho
et que personne ne sait victime
et qui insulte les gens maintenant
en bagnole
au boulot
à tout bout de champ
sous la lune là
qui fait tanguer la gueule de bois
des soldats et des animaux
des vampires japonais
...besoin irrépressible
...déplacement sans utilité
c'est le bon moment ouais
pour passer à autre chose
jeudi 29 mai 2014
la reine des cow-boys
la reine des cow-boys
c'est pas une fille mais presque
c'est mon dernier grand pote
qui se démaquille à l'arrache
dans une ruelle grande comme une rue
où il fait si beau la nuit quand il neige
la reine des cow-boys
c'est pas une fille mais presque
c'est mon dernier grand pote
qui s'enflamme et s'enfume
et fait tourner à ma santé
tandis que s'en vont lentes
les eaux troubles du comportement
les indices rayonnent
et l'accalmie est belle
pas mal
pas faim
pas froid
les 30 dollars de ganja expliquent très bien cela
et aussi le réservoir plein d'essence
la douce violence du roulement à venir
la reine des cow-boys
c'est pas une fille mais presque
c'est mon dernier grand pote
qui parle couramment le cri
pour me raconter sa vie violette
style
comment la manger crue
la bouche aimée en abondance
style
comment la diffuser la prodigalité
en milieu hostile
style
comment la changer
en voiture volée
la cité qui ne dort jamais
intérieur cuir
tombeau ouvert
mêmes chromes et même électricité
New York brille dans la perspective
New York brille dans l'ensemble
mille feux nous font la lecture
mille feux éclairent tout ce qui est obscur
de là
tous les boulevards s'en vont
comme autant de léviathans suicidaires
la reine des cow-boys
c'est pas une fille mais presque
c'est mon dernier grand pote
qui crache dans la nuit
qui crache du feu ardent le plus loin possible
des invectives salées avec ses veines
des insultes sublimes avec ses dents
tout son amour de la vie exhalé
incommensurable
inconsidéré
des exhortations à l’adrénaline pour qu'elle revienne
la reine des cow-boys
c'est pas une fille mais presque
mais presque
c'est pas une fille mais presque
c'est mon dernier grand pote
qui se démaquille à l'arrache
dans une ruelle grande comme une rue
où il fait si beau la nuit quand il neige
la reine des cow-boys
c'est pas une fille mais presque
c'est mon dernier grand pote
qui s'enflamme et s'enfume
et fait tourner à ma santé
tandis que s'en vont lentes
les eaux troubles du comportement
les indices rayonnent
et l'accalmie est belle
pas mal
pas faim
pas froid
les 30 dollars de ganja expliquent très bien cela
et aussi le réservoir plein d'essence
la douce violence du roulement à venir
la reine des cow-boys
c'est pas une fille mais presque
c'est mon dernier grand pote
qui parle couramment le cri
pour me raconter sa vie violette
style
comment la manger crue
la bouche aimée en abondance
style
comment la diffuser la prodigalité
en milieu hostile
style
comment la changer
en voiture volée
la cité qui ne dort jamais
intérieur cuir
tombeau ouvert
mêmes chromes et même électricité
New York brille dans la perspective
New York brille dans l'ensemble
mille feux nous font la lecture
mille feux éclairent tout ce qui est obscur
de là
tous les boulevards s'en vont
comme autant de léviathans suicidaires
la reine des cow-boys
c'est pas une fille mais presque
c'est mon dernier grand pote
qui crache dans la nuit
qui crache du feu ardent le plus loin possible
des invectives salées avec ses veines
des insultes sublimes avec ses dents
tout son amour de la vie exhalé
incommensurable
inconsidéré
des exhortations à l’adrénaline pour qu'elle revienne
la reine des cow-boys
c'est pas une fille mais presque
mais presque
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réservoir,
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violette
lundi 26 mai 2014
vaudeville vaudou
jeune en errance
à Paris ou ailleurs
renié par sa famille
l'existence est un pari
un truc qui fait waou
un truc qui fout la trouille
vaudeville vaudou
il en faut des erreurs
pour s'améliorer
en partant d'ici
troisième à droite
à Paris ou ailleurs
y a toujours un square
en face d'une gare
où cracher par terre
et enchaîner les bières
et les cailloux du soir
il ne s'est pas perdu non
il a juste semé le groupe
à Paris ou ailleurs
renié par sa famille
l'existence est un pari
un truc qui fait waou
un truc qui fout la trouille
vaudeville vaudou
il en faut des erreurs
pour s'améliorer
en partant d'ici
troisième à droite
à Paris ou ailleurs
y a toujours un square
en face d'une gare
où cracher par terre
et enchaîner les bières
et les cailloux du soir
il ne s'est pas perdu non
il a juste semé le groupe
dimanche 25 mai 2014
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