il tenait absolument à la rencontrer
passqu'il aime sa présence
passqu'il aime vraiment sa poésie
passqu'il souhaiterait glisser son nom à l'oreille d'un certain éditeur
il tenait à la rencontrer mais en toute amitié hein
"amitié" souligné deux fois
passque maintenant il est marié tu comprends
passque maintenant il est papa
il trouve également qu'elle lui ressemble beaucoup
lui aussi a su saisir toutes les opportunités du terrain
femmes de ménage
militaires
nous faisons tous partie du même cercle de lumière sur la terre humaine
il lui dit et disant cela
il la prend par la taille
et disant cela il appuie ostensiblement
son pénis à lui contre sa hanche à elle
et elle
elle a l'impression de choper un cancer
deux heures pour rien
putain d'écrivain érotomane
la ville est très triste
élections sans surprise qui vont permettre aux nouveaux élus de continuer à nuire aux électeurs
maintenant elle est défoncée
maintenant elle a faim
maintenant elle mange des frites qu'elle trempe dans un mélange mayo/ketchup
des jeux de grattage
des jeux et des applications de jeux
autour d'elle
dans la cafétéria
des jeux transforment les gens en jouets
elle se concentre sur le ciel derrière le barreaudage
un ciel vide
un ciel sans oiseau
un ciel blanc qui fait ciller tout le monde
pas elle
elle a une ligne de mi à bosser sur son nouvel ampli
et éventuellement une non-famille à fonder avec Manon
elle se comprend
elle se sourit
son soutif est une arbalète
«Encore un qui se prend pour un génie de la littérature. Tchouss.» Alcôve House Revue
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jeudi 18 mai 2017
arbalète
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mardi 10 juin 2014
mots clefs n° 31
c'est une épreuve initiatique
mais c'est aussi une farce
un drôle d'événement quoi
à un moment donné
tout le monde se retrouve en sous-vêtements
jeunettes en chaleur & vieilles salopes
à un moment donné
tout le monde dit la même chose
celui qui a vu des loups
celui qui a volé ses patients
celui qui a blessé un handicapé
celui qui a poussé mamie dans les orties
ils se font des films
ils sont émus
ils se touchent le kiki
ils cherchent un coupable
et continuent d’obéir
à la banque
à la poste
à la station-service
Allah est grand
à l'heure de l'apéro
mais c'est aussi une farce
un drôle d'événement quoi
à un moment donné
tout le monde se retrouve en sous-vêtements
jeunettes en chaleur & vieilles salopes
à un moment donné
tout le monde dit la même chose
celui qui a vu des loups
celui qui a volé ses patients
celui qui a blessé un handicapé
celui qui a poussé mamie dans les orties
ils se font des films
ils sont émus
ils se touchent le kiki
ils cherchent un coupable
et continuent d’obéir
à la banque
à la poste
à la station-service
Allah est grand
à l'heure de l'apéro
mardi 6 mai 2014
le masque c'est moi
et puis j'ai loupé la correspondance
et puis mon père a fait semblant de mourir
et puis je suis revenu à Dunkerque
c'est plus beau quand c'est pas Noël
c'est plus beau quand y a personne
ni suce-boules ni mange-merde
ni le bruit de leurs petites affaires
en train de se faire sans bruit
janvier
il fait un froid de connard
et la zone d'aménagement différé
gangrène la vue la vie la vérité
la stratégie merdique se met en place
l'air de rien
besoin de rien
ou alors d'une émeute
ou alors d'une hôtesse sans rien dessous
qui me chevauche la moustache
en porte-à-fleur
en chair de poil
elle n'arrive pas à être heureuse
elle n'arrive pas à patienter jusqu'aux soldes
fœtus fardeau
finalement je vais garder ma couleur et
la clef des champs planqué dans la gueule
et je vais sortir en loucedé par l'issue de secours
et me lancer dans le brouillard analgésique
et rencontrer les eaux lustrales du canal
et l'âme des arbres
et la peau tatouée du troupeau
et le sein des hommes
et le pénis des femmes
et l'herbe des rues
et le jeu qui fait grandir
le masque c'est moi
ça y est
les belles choses arrivent
et je ne suis même pas pressé
pâte à tartiner
icônes détournées
réflexe de survie
un seul mot d'ordre
faire danser le dieu dans mon esprit
et puis mon père a fait semblant de mourir
et puis je suis revenu à Dunkerque
c'est plus beau quand c'est pas Noël
c'est plus beau quand y a personne
ni suce-boules ni mange-merde
ni le bruit de leurs petites affaires
en train de se faire sans bruit
janvier
il fait un froid de connard
et la zone d'aménagement différé
gangrène la vue la vie la vérité
la stratégie merdique se met en place
l'air de rien
besoin de rien
ou alors d'une émeute
ou alors d'une hôtesse sans rien dessous
qui me chevauche la moustache
en porte-à-fleur
en chair de poil
elle n'arrive pas à être heureuse
elle n'arrive pas à patienter jusqu'aux soldes
fœtus fardeau
finalement je vais garder ma couleur et
la clef des champs planqué dans la gueule
et je vais sortir en loucedé par l'issue de secours
et me lancer dans le brouillard analgésique
et rencontrer les eaux lustrales du canal
et l'âme des arbres
et la peau tatouée du troupeau
et le sein des hommes
et le pénis des femmes
et l'herbe des rues
et le jeu qui fait grandir
le masque c'est moi
ça y est
les belles choses arrivent
et je ne suis même pas pressé
pâte à tartiner
icônes détournées
réflexe de survie
un seul mot d'ordre
faire danser le dieu dans mon esprit
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